OBJECTIF : établir des dispositions détaillées visant à appliquer aux institutions et organes de lUnion les dispositions de la convention dAarhus sur laccès à linformation, la participation du public au processus décisionnel et laccès à la justice en matière denvironnement.
ACTE PROPOSÉ : Règlement du Parlement européen et du Conseil.
RÔLE DU PARLEMENT EUROPÉEN : le Parlement européen décide conformément à la procédure législative ordinaire et sur un pied d'égalité avec le Conseil.
CONTEXTE : lUnion et ses États membres sont parties à la convention de la Commission économique des Nations unies pour lEurope (CEE-ONU) sur laccès à linformation, la participation du public au processus décisionnel et laccès à la justice en matière denvironnement (la «convention dAarhus»). Le règlement (CE) nº 1367/2006 du Parlement européen et du Conseil (règlement Aarhus) a établi des dispositions visant à appliquer aux institutions et organes de lUE les dispositions de la convention.
Pour que le pacte vert pour lEurope soit une réussite et produise un changement durable, le public - à savoir les particuliers mais aussi la société civile - devrait rester un élément moteur de la transition et disposer des moyens nécessaires pour participer activement à lélaboration et à la mise en uvre de nouvelles politiques.
Dans sa communication sur le «pacte vert pour lEurope», la Commission sest engagée à réviser le «règlement Aarhus» afin daméliorer laccès au contrôle administratif et juridictionnel au niveau de lUE pour les citoyens et les ONG qui ont des doutes sur la légalité des décisions ayant des incidences sur lenvironnement» et à prendre des mesures pour améliorer leur accès à la justice devant les juridictions nationales de tous les États membres.
Dans sa résolution du 15 janvier 2020, le Parlement européen a réaffirmé quil est essentiel de garantir aux citoyens de lUnion le véritable accès à la justice et aux documents garantis par la convention dAarhus.
CONTENU : la proposition vise à revoir le mécanisme de contrôle administratif instauré en 2006 par le «règlement Aarhus» au profit des ONG en ce qui concerne les actes et les omissions de nature administrative des institutions et organes de lUE.
Concrètement, la proposition modificative :
- élargit les possibilités dont disposent actuellement les ONG pour demander un contrôle administratif : alors quun contrôle administratif ne peut être demandé actuellement que pour les actes de «portée individuelle» (qui concernent directement une personne), à lavenir, les ONG pourraient également demander un contrôle de tout acte administratif non législatif de «portée générale»; la proposition exclut toutefois les dispositions de ces actes pour lesquelles le droit de lUE exige explicitement des mesures dexécution au niveau de lUE ou au niveau national;
- modifie les références au droit de lenvironnement en prévoyant quà lavenir, tout acte administratif allant à lencontre du droit de lUE en matière denvironnement puisse faire lobjet dun contrôle, quels que soient ses objectifs sur le plan politique ; la proposition nenvisage toutefois pas daccorder une qualité pour agir aux particuliers;
- prolonge les délais de la procédure de réexamen interne afin de permettre une qualité dévaluation appropriée, en prévoyant notamment une prolongation de deux semaines pour les ONG et de quatre semaines pour les institutions de lUE.
INCIDENCE BUDGÉTAIRE : le rapport et létude externe sur le fonctionnement de laccès à la justice en matière denvironnement qui accompagnent la proposition ont évalué lincidence des différentes options sur les ressources internes des institutions de lUE, en particulier de la Commission et de la Cour de justice de lUnion européenne (CJUE). Ils ont conclu que cette incidence sera limitée si les options introduites par la proposition sont suivies.
Les modifications proposées ne créeront pas de nouveau système et ne devraient pas entrainer daugmentation du nombre de demandeurs potentiels dun réexamen. Bien que lélargissement des conditions de recevabilité puisse entraîner une augmentation de la charge de travail actuelle, celle-ci pourrait être partiellement compensée par des critères de recevabilité plus clairs.