La commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures a adopté le rapport dErik MARQUARDT (Verts/ALE, DE) sur la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2018/1806 fixant la liste des pays tiers dont les ressortissants sont soumis à lobligation de visa pour franchir les frontières extérieures des États membres et la liste de ceux dont les ressortissants sont exemptés de cette obligation (Koweït, Qatar).
La commission compétente a recommandé que la position du Parlement européen adoptée en première lecture dans le cadre de la procédure législative ordinaire modifie la proposition comme suit:
Exemption de lobligation de visa
Les députés estiment que les ressortissants de lÉquateur, du Koweït, dOman et du Qatar devraient être exemptés de lobligation de visa pour des séjours ne dépassant pas 90 jours sur une période de 180 jours et que les références à ces pays devraient être transférées à lannexe II du règlement (UE) 2018/1806.
Les négociations relatives à laccord bilatéral sur lexemption de visa ne devraient commencer quune fois quun moratoire sur la peine de mort aura été instauré au Koweït.
En ce qui concerne Oman et lÉquateur, lexemption de lobligation de visa :
- sappliquerait à partir de la date dentrée en vigueur dun accord sur lexemption de visa à conclure avec lUnion;
- sappliquerait uniquement aux titulaires de passeports biométriques délivrés en conformité avec les normes de lOrganisation de laviation civile internationale (OACI).
Les négociations relatives à laccord bilatéral dexemption de visa ne devraient commencer quà partir de trois mois après lentrée en vigueur du règlement modificatif, à la suite de lévaluation positive faite par la Commission dune série de critères définis à larticle 1er du règlement (UE) 2018/1806.
Dialogue sur les droits de lhomme
Le texte amendé souligne quil convient dengager, sur une base au moins annuelle, un véritable dialogue officiel sur les droits de lhomme avec le Koweït, le Qatar et Oman, dont les résultats devraient être communiqués au Parlement.
Ce dialogue devrait déboucher sur des améliorations et des réalisations tangibles en ce qui concerne notamment les droits du travail et des travailleurs, y compris les droits des travailleurs migrants et leur accès aux programmes et régimes dindemnisation, les droits des femmes, les droits des personnes LGBTQ +, légalité entre les hommes et les femmes, la liberté de religion, linterdiction de la torture, la liberté dexpression, la liberté des médias, le droit de réunion et linterdiction de la peine de mort, et devrait associer la contribution dacteurs indépendants de la société civile.
Les accords bilatéraux dexemption de visa qui devraient être conclus avec lUnion devraient comporter des engagements explicites et concrets en ce sens.
En ce qui concerne lÉquateur, le dialogue sur les droits de lhomme établi avec lUnion devrait se poursuivre et conduire à de nouvelles améliorations et réalisations, notamment pour ce qui concerne les conditions carcérales, les droits des femmes et des filles, les droits des populations autochtones et des défenseurs des droits de lhomme, et la protection des réfugiés dans le pays.
Selon le rapport, la Commission devrait surveiller la situation des droits de lhomme dans les pays tiers dont les ressortissants sont exemptés de lobligation de visa et en faire régulièrement rapport au Parlement. Les accords bilatéraux dexemption de visa devant être conclus avec lUnion devraient prévoir lévaluation annuelle par la Commission de la mise en uvre de leurs dispositions, notamment concernant pour ce qui concerne les droits de lhomme et la sécurité.
Sur le modèle de la procédure actuelle dans le cadre daccords de nouvelle génération au titre du règlement (UE) 2018/1806, la Commission devrait évaluer rapidement la situation dautres pays tiers susceptibles de bénéficier dune exemption de visa.